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Les deux hommes s'affrontèrent du regard devant Mélina qui restait impuissante.

- On dirait que t'es tout seul maintenant, lança Mathieu amèrement.

Lorenzo ne répondit rien mais son regard en disait long. Beaucoup plus que des mots. Malgré qu'il semblait calme Mélina aurait presque juré qu'il était prêt à bondir sur Mathieu. Elle n'aurait su dire pour quelles raisons, peut-être connaissait-elle trop bien les réactions de Lorenzo... ? Si changeantes et imprévisibles..., songea-t-elle inquiète.

- Viens, ordonna-t-elle à Mathieu en le prenant par le bras.

- Oh mais attends, c'est là que ça devient interessant, dit-il d'une voix forte. On dirait que Lorenzo est jaloux, n'est-ce pas ?

Mélina détacha brutalement les mains de Mathieu.

- Non mais regarde ça crève les yeux !

Elle n'osa pas poser les yeux sur Lorenzo.
Elle supplia Mathieu du regard en essayant de lui faire comprendre qu'il fallait arrêter mais celui-ci ne daigna pas la regarder.

- Mélina ? l'appela Lorenzo.

Elle posa enfin les yeux sur lui.

- Aime-tu Mathieu ?

Que répondre à ça ? se demanda Mélina.
La vérité ? Qu'elle l'aime lui et qu'elle ne pense pas aimer autant un autre homme ? Ou mentir et le faire une nouvelle fois souffrir ?
Quoiqu'elle puisse dire l'un des deux souffrirait et de préférence pas celui qu'elle aimait.

Mathieu et Lorenzo la mitraillaient du regard.

- Vous savez très bien ma réponse.

Mathieu baissa la tête pour la première fois devant elle. Humilié, blessé, triste, déçu tels devaient être ses sentiments à ce moment même.

- Oui mais je veux l'entendre de ta bouche, insista Lorenzo sans aucune fierté.

- Quoique tu fasses, qui que tu sois je t'aimerai toujours, avoua-t-elle difficilement.

Mathieu ne trouva rien à redire.

Lorenzo s'approcha d'elle, lentement, tout en ayant les yeux rivés sur elle.
Il lui prit la main et commença à marcher tout en la tirant.

- Non mais qu'est-ce que tu fais ?

Celui-ci qui commençait déjà à accelèrer la cadence, lui répondit simplement par un rire.

Ils commencèrent à s'éloigner rapidement de Mathieu. Elle jeta un regard en arrière vers lui. Figé sur place.

- Arrête, t'es pas bien, on ne peut pas faire ça.

- Quand on veut on peut, lui dit-il essoufflé en serrant plus fort encore sa main.

- T'es complètement barge ! s'écria-t-elle en essayant de reprendre son souffle.

- Complètement oui !

Il continua à rire.

- T'es sûr que ça va ? lui demanda-t-elle en riant elle aussi sans savoir pourquoi.

- Oh oui très bien même... Pourquoi tu ris toi ?

- Je ne sais pas... T'as l'air... heureux alors je le suis.

Ils s'arrêtèrent. Lorenzo lui déposa un baiser sur le front.

Puis ils reprirent leur marche à un rythme effréné.

- Tu comptes m'emmener où comme ça ?

- Aucune idée mais le plus loin possible de ce mec.

Ils se stoppèrent quelques minutes plus tard.

- Je t'aime Mélina, lui déclara-t-il avec enthousiasme.

- Moi aussi mais ce n'est pas possible entre nous...

Au bord des larmes elle prit elle-même l'initiative de prendre Lorenzo par la taille.
Elle se réfugia dans ses bras.

- J'aimerai rester ainsi toute ma vie...

- Enfuyons-nous alors, proposa-t-il sèrieusement.

- Quoi ?

- T'as très bien entendu. Partons tous les deux...

- Mais..., commença-t-elle bouleversée. Je ne peux pas...

- Qu'est-ce qui te retient encore ici ? Ta mère te déteste, ta soeur également quant à Mathieu je crois qu'il a comprit.

Elle eut un pincement au coeur en repensant à ce dernier.

Lorenzo sembla le remarquer et préfèra relancer le sujet.

- Tu pourrais faire tes études par correspondance...

- Par correspondance ?

- On trouvera bien du moment qu'on est ensemble...

- Et je ne suis pas encore majeure.

- T'y seras quand ?

- Le 6 mars donc dans 3 mois à peine.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? s'emporta-t-il soudainement.

- De quoi ?

Lorenzo montra du doigt le poignet de Mélina. Elle essaya de dissimuler le bracelet sous sa manche.

- Oh ce n'est rien, mentit-elle faiblement.

Il encercla son poignet d'une main. Les lettres qui formaient le prénom de Mathieu en argent brillèrent dans la nuit.

- Alors comme ça il t'as offert cette pacotille, observa-t-il.

- S'il te plaît ne te fâches pas...

- Je ne me fâche pas ! s'écria-t-il.

- Alors ne hurle pas comme ça ! se récria-t-elle également.

- Enlève-le. Voir ça sous mes yeux me met hors de moi.

- Oui je le vois bien, dit-elle en essayant de l'enlever. J'y arrive pas, je l'enlèverai plus tard...

- Laisse-moi faire.

Il essaya de contenir sa rage pour parvenir à détacher ce bracelet du poignet de Mélina.

Elle frissonna à son contact, mais il ne le remarqua pas. Elle le désirait toujours même dans une situation pareille... Quant à lui il semblait lutter pour garder une maîtrise sur lui-même.

- Voilà, déclara-t-il en le lançant par terre. Il croit que t'es sa propriété ma parole, ce gamin !

Mélina ramassa le bracelet à terre. Il remarqua son geste et lui lança un regard noir.

- Il a coûté très cher, se défendit-elle.

Il soupira.

- Si tu gardes ce truc ne m'adresse plus la parole, fit-il d'un air boudeur.

- Oh ne fais pas la gueule, lui dit-elle en souriant...

- Tu vas la jeter ?

- ... Non, répondit-elle. C'est un cadeau qui a une grande valeur, le plus beau bijou qu'on met encore jamais offert donc je le garde.

Il se rembrunit.

- Je t'en offrirai d'autres et des plus beaux, assura-t-il.

- Peut-être mais je le garde, vois ça comme un souvenir...

- Un souvenir ? Jette ce truc, il ne te sert à rien...

- Et toi alors ? Je suis sûre que t'as des tas de cadeaux de tes ex alors hein ? C'est le seul cadeau du seul ex que j'ai eu alors laisse-moi au moins ça ! D'accord ?

- Comme tu veux, admit-il enfin. Excuse-moi je voulais pas qu'on se dispute...

- On ne se dispute pas ! affirma-t-elle.

Il sourit.

- T'as l'air bien remonté.

- Tu m'énerves arrête de parler.

- Voilà c'est toi qui boude maintenant mon coeur.

- Mon coeur ? Si tu dis ça pour arranger ton cas et ben tu t'enfonces, le prévint-elle en bafouillant, troublée malgré elle.

- Je croyais qu'on ne se disputait pas, la taquina-t-il.

- Roo tu m'énerves tais-toi dont !

Il s'enferma dans un mutisme tout en souriant.

- Et arrête de sourire bon Dieu.

- Laisse le bon Dieu où il est et viens dans mes bras, lui conseilla-t-il en les ouvrant.

Elle hésita quelques secondes puis elle alla se jeter litteralement dans ses bras.

- Voilà qui est mieux. Tu veux toujours qu'on s'en aille alors ?

- Je ne sais pas, on a encore le temps.

- Non pas tant que ça. J'ai des tas de choses à prévoir et à faire avant qu'on parte. Je te force pas la main si t'en n'as pas envie.

- C'est pas que j'en n'ai pas envie, le coupa-t-elle. C'est que c'est difficile à prendre comme décision.

- Fais-moi signe alors, lui dit-il d'une humeur moins festive.

- Ça ne se fait pas ce qu'on a fait à Mathieu. Le laisser en plan comme ça après ce que nous...

Elle s'arrêta net, en se rendant compte qu'elle allait presque avouer à Lorenzo qu'elle avait couché avec lui.

- Continue, l'encouragea-t-il.

- Ce que nous...

Elle tenta d'improviser mais elle n'avait jamais été très douée pour mentir. Et encore moins face au regard si troublant de Lorenzo braqué sur elle.

- Ce que nous venions de vivre, reprit-elle. Tous les quatre. Enfin je veux dire tous les cinq.

- Oui en effet, fit-il vaguement l'air songeur. ...T'as passé toute la journée avec Mathieu, entière ? Même depuis hier soir donc toute la nuit également.

Il buta sur certains mots, hésitant cela ne lui ressemblait pas du tout.

- Oui, admit-elle un peu honteuse.

- Dire que moi je n'ai jamais eu droit à ça. On se demande lequel des deux tu aimes vraiment, se dit-il comme si il se parlait à lui-même. Alors vous êtes resté rien que tous les deux ?

- Oui.

- Tu sais dire que ça ? fulmina-t-il. Tu n'as pas l'air très porté sur le sujet, ouvre-toi un peu, la pressa-t-il l'air cynique. Tu t'es bien amusé ? Il t'as fait rire ? Il t'as montré aux yeux de tous ? Dis-moi tout, chérie.

- Je crois que tu perds ton sang-froid Lorenzo.

- Oh vraiment, tu crois. Faudrait être fou pour ne pas le perdre, Mélina. Et arrête de prononcer mon prénom ça me met exactement dans le même état que toi quand je prononce le tiens, Mélina. Alors raconte-moi ce que vous avez fais hier soir, rappela-t-il les dents serrés.

- Rien du tout on a juste discuté, finit-elle par dire.

- Ah et de quoi ? De moi ? Vous avez bien dû me critiquer.

- Ne dit pas n'importe quoi, on a parlé des choses de la vie c'est tout.

- Des choses de la vie ? Et c'est dans son lit que vous avez parlé des choses de la vie, j'imagine !

- Tu le sais très bien, je sors avec lui.

- Tu sortais, rectifia-t-il. Bon eh bien c'est parfait tout ça, tu devrais rentrer maintenant...

Elle ne bougea pas.

- Quoi ?

- Je... Je croyais que j'allais dormir chez toi, avoua-t-elle timidement.

- Moi aussi mais si tu penses te faire deux mecs dans la même journée...

- J'ai jamais pensé une telle chose !

- Si ça se trouve tu ne m'a jamais aimé peut-être même aucun de nous deux. Tu te sers juste de nous quand t'en as besoin...

- Non j'ai toujours aimé que toi Lorenzo..., dit-elle les yeux remplient de larmes.

- Et arrête de répèter mon prénom bon sang !

- Non mais Lorenzo, insista-t-elle sans le faire exprès. Excuse-moi... Non mais si tu crois une telle chose de ma part on a rien à faire ensemble.

- Ça t'arrangerait bien...

- Arrête de déformer ce que je dis. Moi j'aime que toi et... je suis prête à partir avec toi.

- C'est vrai ?

Son visage s'éclaircit.

- T'es sûre ?

- Aussi sûre que je t'aime.

- Oh mais c'est génial ! lança-t-il avec un sourire éblouissant.

- Et toi t'es sûr de ce que tu fais ? lui demanda-t-elle. Je suis très chiante quand je m'y met tu sais...

- Moi aussi t'as remarqué ?

Elle acquiesça d'un signe de tête en souriant.

- Je devrais rentrer...

- Tu ne voulais pas passer la nuit chez moi ?

- Toute la nuit ? Et si ma mère rentrait ?

- Je pense qu'elle va passer la nuit avec ta soeur. Et que tu es le cadet de ses soucis maintenant...

- Merci de me le rappeler, lui lança-t-elle amèrement.

- Alors ?

- Ok mais simplement dormir.

- Ah c'est toi qui l'a dit, je te rappelerais cette phrase au moment venu.

Il regagnèrent la voiture de Lorenzo. Aucune trace de Mathieu.

Au moment de monter dans la voiture, le portable de Mélina sonna.
Elle s'installa sur le siège avant aux côtés de Lorenzo tout en lisant ses messages.
Un de Mathieu y figurait.

<< C Mat retrouve-moi devant le bahut à 9h dmain >>

Se sentant soudainement coupable vis-à-vis de Lorenzo elle referma son portable rapidement.

Il avait déjà démarré et s'engageait à présent sur la 44.

- C'était quoi ? lui demanda-t-il les yeux rivés sur la route.

- Rien, mentit-elle.

- Ce n'était pas rien...

- T'es bien curieux.

Elle lui souria maladroitement.

- Si tu veux tout savoir, reprit-elle. C'était un message pour m'avertir que mon credit était bientôt épuisé. Satisfait ?

Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.

- Au fait tu pourras me ramener de bonne heure demain matin, vers huit heures...

- Pourquoi si tôt ? s'empressa-t-il.

Elle ne su trop quoi lui répondre.

- Hein ?

- Hum suis-je obligée de t'avertir de tous mes fais et gestes ou quoi ?

- Bien sûr que non, dit-il d'un air qui en disait pourtant le contraire. Mais tu m'as l'air bizarre...

S'il découvre tout, serait-il capable de me quitter rien que pour ça ? se demanda-t-elle inquiète. Non il m'aime beaucoup trop... Beaucoup trop peut-être ? Et moi je suis beaucoup trop amoureuse de lui ? Mais...

- Qu'est-ce que t'as ? l'interrompit-il dans ses reflexions.

Il quitta des yeux la route un instant.

- Rien du tout, regarde la route. Tu n'as pas de la musique ? demanda-t-elle confuse.

- C'était quoi ce message ? Un de ta soeur ? Dis-moi...

- Mais non c'était rien je te dit.

Elle pensa alors que l'affaire fut réglée car un long silence s'installa.

- Je ne te crois pas, reprit-il.

- Mais je ne t'ai jamais menti que je sache, alors fais-moi un peu confiance.

Oula je m'enfonce, se dit-elle à elle-même l'air désolé.

Ce qui n'échappa pas à Lorenzo.

- Passe-moi ton portable alors ?

Elle se figea.

- Mais... mais t'es en train de conduire. Tu feras ça plus tard.

- Quand tu auras tout supprimé c'est ça ? Prend moi pour con aussi.

- Allé donne..., lui dit-il calmement.

Peut-être se montrerait-il concilliant ? espera-t-elle interieurement.

Elle lui donna en essayant de se reculer le plus possible sur son siège. Elle aurait voulut s'enfuir même...

Craintive, elle attendit sa réaction. Qui ne se fit pas attendre très longtemps.

Il lui balança le portable au visage.

- Alors comme ça tu voulais rentrer très tôt demain matin, fit-il d'un ton calme mais avec une rage visiblement contenue. Tu comptais aller le retrouver, t'es vraiment comme toutes les autres. En fait tu t'es jouée de moi, dit-il en accélèrant.

- Non je t'aime !

- Encore un de tes beaux mensonges ! s'écria-t-il en explosant sa colère.

Ses mains se crispèrent sur le volant.

- Et tu croyais te payer encore ma tête ce soir ! Tu t'es bien foutu de moi pendant tout ce temps !

Il passa une autre vitesse.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Ça ne se voit pas.

Il lâcha les mains du volant et quitta les yeux de la route pour se tourner vers Mélina.

- Arrête ! T'es malade !

Il reprit le volant tout en regardant Mélina. Puis le relâcha.

- Arrête de faire ça !!

- Ba vas-y conduis si ça ne te plaît pas.

- Je ne sais pas conduire !

Il reprit le volant.

- Alors tu sais te taper deux mecs mais pas tenir un volant ? s'écria-t-il d'une voix grave et forte qui en fit trembler Mélina.

Il relâcha le volant.

Elle pleura.

- Oh c'est quoi ça ?

Il reprit le volant et cessa de la regarder.

- C'est plutôt moi qui devrait pleurer tu m'as trahis, termina-t-il.

Il relâcha le volant une nouvelle fois. Puis la regarda droit dans le yeux.

Elle le vit déglutir difficilement.

- Reprend le volant Lorenzo ! s'écria-t-elle en s'agitant sur son siège.

Avant que la voiture ne quitte la route, Mélina toucha le volant du bout des doigts, puis d'une main.
Elle réussit par un effort considérable à replacer la voiture dans sa trajectoire.

Elle voulut s'installer sur ses genoux pour mieux voir la route.

Elle jeta un coup d'oeil à celui-ci. Elle fut surprise et sous le choque de voir ce qui s'offrait à elle.
L'homme qu'elle aimait pleurait. Lorenzo pleurait. C'était inimaginable pour elle. Elle n'aurait jamais cru que cela puisse être possible.

Elle s'installa sur ses genoux tout en gardant le volant dans ses mains.

- Lorenzo s'il te plaît, lui implora-t-elle presque. Reprend le volant.

- Pourquoi je ferai ça ? Donne-moi une seule raison ? lui demanda-t-il entre deux sanglots qui la fit frissonner.

- Parce qu'on a encore plein de choses à découvrir tous les deux.

- Tu me prends vraiment pour un con !

Les larmes de Mélina coulèrent également sur son visage.

Jamais il ne me pardonnera, se dit-elle. Plus rien ne sera comme avant entre nous.

Elle se retourna vers lui et l'embrassa à pleine bouche.
Il la repoussa, surprit.

- Et la route ! s'écria-t-il.

- Je t'aime, tant pis si tu ne me crois pas au moins on partira ensemble, dit-elle en lâchant le volant et en se blotissant déjà dans ses bras tout en fermant les yeux.

Dans un moment de lucidité Lorenzo reprit le volant.

- T'es folle ! Tu ne peux pas vouloir mourir pour moi. T'es encore jeune, moi je l'aurais fait pour toi mais pas toi, dit-il les yeux rivés sur la route.

- Je t'aime Lorenzo, à en crever même. Je n'y peux rien. Si tu ne veux plus de moi à cause de Mathieu j'en serai malade. Dis-moi que tu m'aime encore, poursuivit-elle en frôlant une crise de panique.

- Tu deviens folle ma parole ! Je ne pensais pas que t'étais autant secouée...

- Lorenzo réponds-moi...

- Tu joues encore avec moi, déclara-t-il sèchement.

- Mais pourquoi tu fais demi-tour ? Je ne veux pas que tu me ramènes chez moi ! Je n'ai plus que toi maintenant tu ne peux pas me faire ça !

- Tu oublies Mathieu. Et je ne suis pas un homme qui partage, dit-il encore bouleversé. Je peux tout supporter mais le mensonge et la trahison désolé moi non. Trouve-toi un autre pigeon ! Moi j'ai déjà assez donné et dans tous les sens du terme.

- Mais non,... je veux qu'on parte ensemble comme on s'était dit. Si je comptais aller voir Mathieu c'était pour m'excuser et lui dire qu'on s'était remis ensemble, c'est tout.

Il ne répondit rien, il semblait ailleurs.

- Tu mens encore.

- Non je ne mens pas si j'aimais Mathieu je serai pas resté avec toi tout t'as l'heure, réflèchis un peu. Et puis Mathieu n'a jamais été réellement mon petit ami, je t'ai menti.

- Mais ce n'est pas possible. Tu mens tout le temps ma parole ! s'écria-t-il visiblement choqué.

- Je sors avec lui depuis hier soir en fait. Voilà je t'ai tout dit je ne te mentirais plus alors laisse moi passer la nuit chez toi...

- Hier soir ? Seulement hier soir ? se récria-t-il. Ce qui veut dire que... Oh putain j'aurais su je t'aurais ramené ce soir là...

- Tu n'étais pas là pour moi et Mathieu était là lui. Il est toujours là pour moi d'ailleurs... Toi tu...

- Tais-toi, la coupa-t-il. Donc pendant tout ce temps où je croyais que t'avais quelqu'un ce n'était pas vrai ? En Italie... Et tes projets de mariage avec lui c'était du bidon aussi ?! Mais t'es grave là ! Tu t'es inventée toute une histoire !

- C'était pour que tu t'éloignes de moi mais maintenant il ne reste plus que nous deux. Tu n'es plus avec ma soeur...

- Tu me fatigues, soupira-t-il. On rentre.

- Chez toi ? demanda-t-elle pleine d'espoirs.

- Oui je nous vois mal rester seul chacun de son côté après tout ce qu'il s'est passé ce soir.







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Voilà la suite qui m'a prit le plus de temps à écrire environs 8 heures sans compter les heures que j'ai passé à la retaper et à me relire.
Je ne suis jamais satisfaite je la poste quand même parce que faut bien mettre la suite mais ce n'est vraiment pas très terrible.
Cette suite est beaucoup plus réelle que fictive pour info c'est p'tre pour ça qu'elle m'a mit autant de temps.
J'aimerais que l'histoire soit terminée à la fin du mois mais bon je ne veux surtout pas la baclée, loin de là.
Pour ceux ou plutôt celles * je doute qu'il y est des mecs qui lisent * qui n'aiment pas voire pas du tout Lorenzo essayé de vous mettre à la place de Mélina elle a eu vraiment le coup de foudre pour lui.
Le seul et l'unique ce n'est pas un petit beguin.^^ Ainsi que pour Lorenzo je ne pense pas qu'il prendrait tous ses riques et aurait des projets avec elle si il ne l'aimait pas réellement.
Et je rappelle que Mélina déteste les " gamins " de son âge ou de son lycée donc elle ne trouvera jamais le bonheur avec Mathieu à moins qu'au fil du temps il se creer des liens entre eux mais bon^^
Je n'en dis pas plus je parle beaucoup trop et en passant les vacances elles passent beaucoup trop vites je ne sais pas si vous êtes du même avis que moi ^^
Voilà pour la suite je ne sais pas quand elle sera postée.
Plus j'approche de la fin plus je met du temps, j'aimerais vraiment vous surprendre pour la fin de cette histoire même si il y'a presque plus personne qui la lit >_<
Enfin il y'en a encore qui sont là depuis le début et qui passent sans que je leur demande donc MERCI et laissez vos impressions ou pas je m'en fou lol y'aura quand même la suite aller j'arrête de parler !


Note: Lorenzo a 29 ans voire bientôt 30 ans. Et Mélina si vous avez lu cette suite très bientôt ses 18 ans. Et ne venez pas me dire que la mojorité est de 21 ans aux USA parce que l'histoire se passe en France. Je sais que je n'ai jamais précisé où elle se passait vraiment donc désolée dans les premiers chapites s'étaient vraiment du baclage et maintenant c'est trop tard je ne vais pas les modifier ça ne servirait pas à grand chose^^ Ce qui est fait est fait hein.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 14:45

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 08:49

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Cette nuit là, elle s'endormit dans les bras de l'homme qu'elle aimait tant. Cela faisait terriblement longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvé tous les deux ainsi.
Avec lui elle se sentait beaucoup plus forte et avait beaucoup plus de confiance en elle.

Elle se réveilla cette nuit-là. Lui semblait encore dormir. Elle le regarda longuement totalement fasciné par le charme qu'il emmanait, et cela même en dormant.
Il portait simplement un boxer. Le reste de son corps était offert aux yeux de Mélina.
Elle se rendit compte alors de la chance qu'elle avait. Un homme comme lui avec une adolescente comme elle, on lui aurait raconté ça quelques mois plus tôt, elle n'y aurait jamais cru et pourtant... Il était bien là. Terriblement sexy et viril, se surprit-elle à pensé tout en ne le lâchant pas du regard. Tout à coup, il ouvrit les yeux. Elle ne bougea pas pour autant.

- Tu peux arrêter de me mâter quand je dors, fit mine de dire Lorenzo. Ça me réveille, tu penses tellement fort. Je ne savais pas que je te faisais autant d'effet, poursuivit-il d'un ton rieur.

- Ça devrait être interdit d'avoir un corps pareil, répondit-elle simplement. T'aurais dû mettre un pyjama...

- Pourquoi tu ne peux pas te contrôler ? l'interrogea-t-il amusé.

- Ah ah rigole. N'importe quelle fille réagirait pareille, qu'est-ce qu'il se passerait si moi aussi je me mettais en slip ?

Il rit.

- Non mais c'est vrai quoi ! reprit-elle. On dirait que tu le fais exprès.

- Et alors ? C'est pas comme si on l'avait jamais fait. Faut pas que tu sois gênée pour si peu...

Pour si peu, pensa-t-elle. Ça lui arrive de se regarder dans une glace, il a pas vu comment il est bâtit ou quoi ?

- Allé embrasse-moi tu verras ça va te détendre...

Elle n'eût même pas le temps de répliquer qu'elle sentit déjà se coller ses lèvres sur les siennes.
Elle n'y répondit pas, alors il se détacha d'elle.

Les traits de Lorenzo se firent menaçant.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?

- J'ai réflèchis tout t'as l'heure et je me demande vraiment pourquoi t'es avec moi ?

Il parut soudainement excédé. Elle regretta aussitôt ses paroles.

- Ecoute, commença-t-il. Je te l'ai déjà dit c'est toi pis c'est tout, ça ne s'explique pas. Regarde toi tu ressent pareille ?

- Oui mais moi je suis une ado toi t'es un homme... Un adulte, conclua-t-elle maladroitement. Alors je ne comprends pas ce qui peut t'attirer chez moi alors que t'as le choix parmis des tas de femmes.

- Je ne sais pas pourquoi je suis attiré tout le temps vers toi. Je pense tout le temps à toi, que je fasse n'importe quoi tout me rappelle toi. Même si on a jamais vécu ensemble et qu'on a jamais eu vraiment de longs moments ensemble c'est comme ça. Avec les autres c'était plutôt le contraire, c'était elles qui pensaient tout le temps à moi, elles m'appelaient tout le temps alors que j'inspirais qu'à la liberté...

Elle ressentit ses paroles comme un reproche.

- Non mais si tu veux ta liberté ba vas-y tu peux te barrer je t'empêche pas de vivre !

Il sourit.

- Tu vois c'est un des trucs que j'adore chez toi. T'interprete toujours mal ce que je te dit et tu t'en fou de tout. Je pourrai ne pas t'appeler pendant un mois je suis sûr que tu m'appelerais pas.

- P'tre pas un mois non plus n'exagere pas... J'y peux rien je me suis fixer un objectif quand j'étais gosse, lui confia-t-elle. Ne jamais devenir comme ma mere. Non pas que j'ai honte d'elle au contraire... Mais quand elle était avec mon père, elle savait qu'il la trompait, je le savais aussi et elle croyait toujours qu'il l'aimait. Comment elle a pu esperer ça ? Toi je te previens tu me trompes une seule fois ou même pas tu touches une fille je te jures que je te quitte meme si on a un enfant ou qu'on habite ensemble...

Il sourit.

- Non mais Lorenzo je te parle tu m'as bien entendue je plaisante pas toi non plus tu supportes pas la trahison et la tromperie...

- Mais pourquoi veux-tu que je te trompe c'est plutôt moi qui devrait m'inquieter, t'as dix ans de moins que moi au moins tu pourrais t'interesser un jour à un mec de ton âge...

- Ça peut arriver oui.

Il la devisagea choqué.

- Quoi ? On est jamais sûr de rien toi aussi tu peux flasher sur une fille. C'est la vie...

Il sembla se fâcher. Il lui coupa la parole d'un baiser.

- T'as pas interêt de me faire un coup pareil, lui dit-il entre deux baisers.

- Sinon quoi ? le provoqua-t-elle insouciemment.

Elle leva les yeux vers lui.

Lui avait les yeux rivés sur ses lèvres, elle attendit qu'il lève les yeux vers elle. Quant enfin il la regarda droit dans les yeux. Se fût comme si ils s'affrontaient.

- Pourquoi tu me regardes comme si j'étais ton pire ennemi, ria-t-elle en pensant que Lorenzo faisait ça pour s'amuser.

Il ne répondit rien. Elle l'immita pour essayer de le faire ciller. Lassée au bout d'à peine quelques secondes Mélina l'embrassa. Il la repoussa.

- Non mais Lorenzo je rigolais pour tout t'as l'heure jamais je te quitterais pour un autre après tout ce que t'as sacrifié pour moi.

- T'avais pas l'air de trop plaisanter pourtant. Et je ne veux surtout pas que tu restes avec moi par pitier ou en te sentante redevable envers moi.

- Mais ?

- Et ce n'est pas pour toi particulierement que j'ai sacrifié comme tu dis ma vie, la coupa-t-il. C'est surtout pour moi parce que je me sens heureux avec toi et sans toi...

Il ne termina pas sa phrase.

Elle se reprocha de lui pour le prendre dans ses bras.

- Je ne veux pas que tu es pitié de moi !

- Je n'ai pas pitié de toi ! se récria-t-elle aussitôt. Si je restais avec une personne parce que j'ai pitié d'elle ce ne serait pas avec toi que je serai en ce moment...

- Avec Mathieu encore lui... Tu ne penses vraiment qu'à lui !

Si elle avait dit ça c'était pour lui montrer qu'elle tenait à lui mais non encore une fois dès que Mathieu entrait dans l'une de leurs conversations c'était comme rajouter de l'huile sur le feu.

- Lorenzo on est enfin ensemble pourquoi tu viens compliquer les choses ?

- Enfin ensemble ? Tu te fiches de moi ! Tu vas repartir chez toi avant la fin de la journée et on part que dans trois mois. D'ici là t'auras rechanger d'avis, tu changes tout le temps d'avis de toute façon. Et j'ai des tas de choses à faire. Faut que j'aille chercher de l'argent à la banque, fasse l'etat des lieux de mon putain d'appart, que je previenne mon boulot de merde, que je prevois chaque détail de notre fabuleuse escapade ! s'énerva-t-il. Toi ça va t'as rien à faire tu peux dormir tranquille je me charge de tout hein !

- Eh mais si t'es pas content t'as qu'à rester dans ton trou je t'ai rien demandé moi ! Est-ce que je t'ai déjà demandé quelque chose ?? Non. Alors si t'es pas content trouve toi une fille sans probleme, majeur de preference je te conseille hein ? Ne vas pas me secouer comme un prunier, je te vois déjà monter sur tes grand chevaux là, s'écria-t-elle en le voyant bouillir de rage prêt à se jeter sur elle. Alors prends-toi une femme bien tranquille memere qui ne sort pas de chez elle et là tu seras bien sûr qu'elle ne te trompera pas. Je crois que c'est ça la solution ? T'en penses quoi ?

Sa mâchoire se déforma presque en une grimace tellement il était en colère. Elle le sentait impuissant, frustré, mais avec une rage visiblement au bord de l'explosion ... Un vrai lion en cage, pensa-t-elle.

- T'en penses quoi ? reprit-elle malgré tout. Je devrais en prendre de la graine et en faire autant ?

Se sentant au dessus de tout, incassable face à lui elle reprit davantage de l'aplomb.

Elle continua l'air provocateur et mauvais :

- Je crois que Mathieu me suffira amplement. Il est quelle heure ?

Elle essaya de voir l'heure sur le réveil de Lorenzo. Quant elle reporta son attention sur celui-ci elle préfèra fuir en le voyant s'avancer vers elle, les poings fermés.

- Oh 7h30 mais faut que je me prépare, déclara-t-elle très rapidement comme si elle avait le feu aux fesses.

Elle arriva avant lui dans la salle de bains et lui claqua violemment la porte au visage. Il tambourinait déjà à la porte comme un forcené. Heureusement elle avait déjà tourné le verrou.

- J'utilise ta salle de bains tu n'y vois pas d'inconvénients ? Enfin maintenant que je suis dedans hein ? lui cria-t-elle contre la porte.

Elle vit la porte trembler tellement il la martelait de coups de pieds et coups de poings.

Vas-y défoule-toi, pensa-t-elle. Du moment que ce n'est pas sur moi.

- Pourquoi tu me fais ça ? l'entendit-elle gémir contre la porte quelques minutes plus tard. Mélina...? Allé... ouvre, reprit-il d'une voix beaucoup plus douce. Mélina ?

- Laisse-moi tranquille je me douche, dit-elle en ouvrant le jai au maximum pour ne plus l'entendre.




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Voilà pour la suite un peu plus courte même beaucoup plus courte que la précédente.
Alors ouvra-t-elle ? ouvra pas ? Xd Çe me " fait mal au coeur " de faire subir ça à Lorenzo... Mais bon faut bien le faire souffrir un peu Mélina a deja assez souffert comme ça ( enceinte pas enceinte^^, sa soeur... elle a eu sa dose je crois là enfin p'tre pas vous verrez bien par la suite ^_^) Vous pensez qu'elle va réellement aller voir Mathieu ou elle a dit ça pour l'emmerder ? Et jusqu'où irait Lorenzo ? Suite demain je vais essayer.
Vous allez voir que leur relation va devenir beaucoup plus ambigue. Ça va prendre un nouveau tournant.
Oui Mélina a un sacré tempérement.^^ Mais pour ceux qui ne comprendraient pas comment elle a fait pour lui tenir tête elle a quand même prit ses jambes à son cou vers la fin lol. Je pense que n'importe quel homme réagirait comme ça face à ses propos surtout vu la situation de Lorenzo. *Enfin p'tre pas tous les gars mais pas mal * Il quitterait tout pour elle et voilà comment il en est remercié^^
Un conseil les filles tourné trois fois la langue dans votre bouche avant de l'ouvrir lol (j'ai entendu ça quelque part je ne sais plus si c'est vraiment trois bref on s'en fou), et surtout face à un mec comme Lorenzo ( raah j'adore ce prénom ça colle parfaitement au style de Johnny Deep ).

La photo ne réprésente pas Mélina & Lorenzo mais je l'ai trouvé sur le net et je trouve qu'elle va bien avec le titre de l'histoire.


J'ai reprise l'histoire que j'avais mise en pause passion-dangereuse
J'ai décidé de reprendre boulversante-rencontre aussi. Que j'avais laissé à l'abandon il y a deja un an. Mais il y a plein de fautes d'orthographe, même dans le titre du blog j'ai fais une faute. Je pense que je vais retaper les chapitres parce que la mise en page comme dans mon autre histoire ryan-love exemple: " claire ( sourit) : " je deteste donc voilà passez y faire un tour, si vous voulez.

# Posté le lundi 21 juillet 2008 12:12

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 13:04

-40-

-40-
Et non ce n'est pas la suite !
Juste pour vous dire que je n'irais plus sur le net pendant une bonne semaine.
Voilà profitez bien de vos vacs =)


Revenue plus tôt que prevu. La suite c'est bientôt, quand je ne sais pas mais elle arrivera. J'ai pris un big retard dans la lecture de vos histoires vraiment désolée, je comprendrais que vous lisiez plus la mienne pour ceux qui la lisait bien sûr... Je viens de découvrir que Miss Winstead celle qui interprete Mélina dans mon histoire a eut le premier rôle pour un film de dance qui sort en automne. J'espere qu'il aura autant de succes que save the last dance... Et que cette actrice sera enfin reconnue parce que il n'y a pas beaucoup de monde qui la connait.
La BANDE ANNONCE ICI
Voilà à bientôt^^


Et merci à elle pour ce montage.



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- Lorenzo ? appela Mélina contre la porte après avoir terminé de se doucher.

Elle ne reçue aucune réponse.

Elle se passa un peignoir et se surprit à en sentir l'odeur. Celle de Lorenzo, qu'elle aurait reconnue entre mille.
Elle resta quelques secondes ainsi et en oublia pendant ce bref instant leur querelle. Se jetant un dernier coup d'oeil dans la glace, elle s'apprêta à ouvrir la porte. Elle hésita quelques secondes. Puis, une fois sortie de la salle de bains, elle chercha du regard Lorenzo.

- Lorenzo ? l'appela-t-elle une nouvelle fois.

Aucune signe de vie de celui-ci.

D'une démarche traînante, elle arpenta l'appartement. Tout d'abord, elle pensa qu'il était partit aller se changer les idées et donc prendre l'air mais plus le temps passait plus l'inquiètude montait en elle. Jetant un coup d'oeil au réveil - huit heures un quart - elle songea directement à Mathieu.
Lorenzo n'aurait tout de même pas été se rendre à ma place au rendez-vous ? se demanda-t-elle paniquée.

Malgré qu'elle ne portait qu'un simple peignoir, elle se rua directement sur la porte d'entrée. Fermée à clef. Quel mufle !

Elle se précipita sur son téléphone portable pour le joindre. Elle fut surprise qu'il réponde.

- Allô ?

- Lorenzo ?! s'écria-t-elle hors d'elle en manquant de lâcher son portable. Reviens tout de suite ici ! lui ordonna-t-elle en mimant des gestes inutiles.

- Oh du calme, railla-t-il d'une voix grave. Je vais juste mettre les choses aux claires.

- Aux claires ? se récria-t-elle. Qu'est-ce que t'entends par là ? Mettre les points sur les i ??

- Si le moment se présente oui.

Elle fut tellement abasourdie par la voix calme de Lorenzo qu'elle en perdit la parole et begaya.

- Tu... tu es complètement malade ! Je pouvais y aller toute seule !

- Je n'en ai pas pour longtemps, déclara-t-il en s'apprêtant à raccrocher.

- Attends... Je te préviens si tu fais ça c'est fini entre nous !

Elle l'entendit soupirer sur la ligne.

- C'est fou comme je te crois. Je ne vais rien faire de mal, tu voulais bien mettre les choses aux claires non ? Et ne me dit pas que ce sont tes affaires parce que ça nous concerne tous les deux.

- T'étais obligé de m'enfermer dans ton appart ??

- Ça ne te fait pas de mal vu comment tu me traite, on ne récolte que ce qu'on sème n'est-ce pas ?

Salaud, pensa-t-elle aussitôt sans pour autant oser lui hurler à l'oreille. Elle allait raccrocher, folle de rage, mais elle l'entendit soupirer puis demander:

- Dis tu m'aimes encore ?

Elle crut avoir mal compris. Comment pouvait-il passer du coq à l'âne dans une telle conversation ?!

- J'espere que notre dispute de tout t'as l'heure ne va pas mettre un frein à notre histoire..., poursuivit-il.

- Parce qu'on a une histoire nous ? demanda-t-elle l'air ahurie.

- Tu n'as toujours pas répondu à ma question, lui rappela-t-il.

- Le téléphone ce n'est pas le meilleur moyen.

- Bon alors à tout t'as l'heure, tu m'attends...

- Non sans rire t'as deviner ça tout seul ! Je suis enfermé dans ton appart alors à moins que je décide de me suicider du 5 ème...

- Ne dit pas des choses pareilles ! la coupa-t-il.

- Alors oui je t'attends comme un gentil toutou à son pépère, termina-t-elle en ne répondant pas à sa remarque. Bisous, je t'aime, dit-elle mi-cynique mi-ironique.

- Te fous pas de moi, dit-il d'une voix menaçante.

- Sinon quoi ? Tu peux rien me faire ! A part me frapper mais si tu fais ça je porte plainte !

- Tu as raison le téléphone n'est vraiment pas le meilleur moyen pour discuter. On en reparlera face à face. Tous les deux, souligna-t-il dangereusement.

Elle voulut répliquer mais il la devança en raccrochant.

Mélina tenta aussitôt de joindre Mathieu mais elle tomba directement sur sa messagerie.

- Les mecs sont vraiment trop cons ! hurla-t-elle dans l'appartement en lançant son portable sur le canapé.

Elle s'installa sur celui-ci et porta une main à son front. Vivre avec Lorenzo serait vraiment une vie pas possible, songea-t-elle lasse. Comment j'ai pu avoir le même projet que lui ? On doit vraiment être tous les deux fous ! L'amour rend bel et bien aveugle !
Elle se leva et alla dans la salle de bains pour s'habiller. Ne sachant ensuite que faire pour occuper ses dix doigts, elle en profita pour fouiller l'appartement de Lorenzo.
Elle fit un rapide tour dans la cuisine, puis dans le salon et dans la chambre. Rien d'extraordinaire. Pourtant l'homme qui y habitait était extraordinaire. Elle s'assit sur son lit, puis ouvrit le tiroir de sa commode. Une vraie poubelle à papiers, songea-t-elle en souriant. Mais en y regardant de plus près, il y avait des chèques avec déjà des ordres de rédigés. Et les sommes inscrites étaient vraiment abracadabrantes !

- Qu'est-ce que c'est que ça ? se demanda-t-elle à elle-même en trouvant une bague dans ce même tiroir.

Ou plutôt une alliance, pensa-t-elle choquée.

Elle inspecta sous son lit sans aucune gêne. Une valise noire était glissée dessous. Elle la tira de toutes ses forces vers elle. Malheureusement aucune chance de l'ouvrir. Elle s'ouvrait seulement grâce à une serie de chiffres. Seul Lorenzo pouvait l'ouvrir. Pourquoi as-t-il besoin d'une valise avec un code ? se demanda-t-elle curieusement. Déçue elle la repoussa sous le lit.

Elle se releva et frotta prestement ses habits, maculés de poussières. Puis elle éternua à plusieurs reprises.

Mélina se dirigea ensuite vers sa penderie. Elle déplaça quelques chemises puis releva les yeux vers une planche suspendue. Elle essaya d'atteindre d'une main cette étagère mais c'était beaucoup trop haut. Elle se précipita alors dans la cuisine pour aller chercher une chaise.
Quand enfin, elle pu placer sa main sur la planche sans pour autant voir ce qu'elle touchait, elle entendit les clefs dans le couloir. Elle s'arrêta net. Les clefs se firent entendre alors dans la serrure de l'appartement. Elle s'apprêta à descendre de la chaise mais avec une telle rapidité et de mouvements brusques qu'elle en tomba à même le sol. Elle se releva aussitôt et referma les portes coulissantes de sa penderie avec hâte.
Puis elle se retrouva avec la chaise dans les mains quand Lorenzo fit irruption dans l'embrassure de la porte de chambre.

Il la regarda suspicieux.

- Tu te prépares au combat ou quoi ?



=]~~~~~~[=


Il s'avança vers elle tout en ne la quittant pas du regard. Elle le regarda un peu inquiète.

- Qu'est-ce que tu fais avec ça ? l'interrogea-t-il en désignant la chaise qu'elle tenait toujours dans ses mains comme pour se protéger.

Elle fut à cours de réponses convainquantes.
Elle ne répondit rien et se dirigea vers la cuisine pour aller la remettre à sa place.
Quand elle revint, elle trouva Lorenzo au centre de la chambre, les mains sur les hanches. Il se retourna et lui fit face. Puis lâcha:

- T'as fouillé dans mes affaires ?

- Non... Je..., bredouilla-t-elle gênée. ...Je regardais juste.

- T'as fouillé dans mes affaires, conclua-t-il d'une voix ferme.

Il soupira et s'avança vers elle. Puis il l'a pris par les épaules brusquement.

- Pourquoi t'as fais ça ?

- Et toi ? Que s'est t'il passé avec Mathieu ?

Il ferma les yeux comme soudainement agacé à l'entente de ce prénom.

- Pourquoi t'as fouillé dans mes affaires ? C'est comme si tu violais mon intimité.

- Oh je t'en prie, dit-elle en levant les yeux au ciel. J'ai juste regardé n'en fait pas une montagne.

- Et moi si je fouillais chez toi, t'apprecierais ?

- Non, finit-elle par répondre.

Il la libéra enfin de son emprise.

- Et qu'as-tu trouvé ?

- Rien.

- Menteuse.

- Non je n'ai rien trouvé... Oublions ça...

Lorenzo ne se fit pas du même avis.

- On va rien oublié du tout ! T'as fouillé dans mes affaires et j'exige savoir ce que tu as trouvé !

- J'exige ? répéta-t-elle. Tu te prends pour qui ? Je ne te dirais rien du tout ! termina-t-elle en tapant du pied.

- Ne fais pas l'enfant ! enragea-t-il en se passant la main dans les cheveux.

- Je fais ce que je veux, t'as toujours pas compris ? Et je suis encore une enfant, lui rappela-t-elle en sachant très bien que cette remarque le tourmenterait au plus au point.

- T'es une enfant quand ça t'arrange !

- Puisque tu ne veux pas me dire ce qui s'est passé avec Mathieu, je vais l'appeler...

Il se plaça devant elle pour l'empêcher de passer, elle se retrouva litteralement collé à lui.

- Laisse-moi passer, lui dit-elle faiblement.

- Je ne veux pas que tu l'appelle, souffla-t-il contre son front.

Elle sentie son souffle contre sa peau, et abandonna toute résistance.

- Je fais ce que je veux, parvint-elle à lui rappeler péniblement.

- Moi aussi, se moqua-t-il en portant une main à son cou.

Elle crut défaillir quand il referma lentement sa main autour de celui-ci. Elle resta pantelante sous son emprise, totalement à sa merci. Les lèvres de Lorenzo se plaquèrent sensuellement sur les siennes. Puis elles se glissèrent sur toutes les parties de son visage.

- T'es complètement barge, lui murmura-t-elle à son oreille.

Toujours sous son emprise, il l'a fit reculer de quelques pas, jusqu'à ce qu'elle se retrouve plaqué contre un des mûrs de la chambre.

- Ne me dit pas que ça ne te plaît pas, lui dit-il en détachant la main de son cou.

Elle se mit à l'agripper par le col pour le ramener plus près encore. Il en fut surpris pendant un très court instant car déjà elle s'emparait de sa bouche. Puis, tout en l'embrassant elle passa une main dans ses cheveux, elle attendit qu'il soit totalement îvre de désir pour elle et le repoussa. Mélina jeta un bref coup d'oeil à Lorenzo. Sa respiration était saccadée et il parut frustré au fur et à mesure qu'elle le repoussait. Il tenta une nouvelle fois un geste vers elle qui fut aussitôt esquivé.

- A quoi tu joues ? lui demanda-t-il d'une voix faible.

Mélina ria intèrieurement.

Elle prit une main à Lorenzo tout en souriant et se mit à l'embrasser. Lorenzo voulut en faire autant mais elle l'arrêta dans son élan.

- Non il n'y a que moi qui peut, dit-elle en commençant à lui enlever sa chemise.

Voir Lorenzo se faire violence pour ne pas la toucher la réjouissait au plus haut au point. A chaque fois qu'il tentait un geste elle le repoussait.

- C'est beaucoup plus drôle, avoua-t-elle en embrassant son torse.

Elle le vit frissonner.

- Je ne trouve pas ça drôle, articula difficilement Lorenzo.

Quand elle se détacha de lui, elle l'entendit lâcher un gémissement de frustration. Il lui lança un regard suppliant.

- Attends-moi ici, se moqua-t-elle. Je reviens.

Ce qu'il ne se doutait pas, c'était que Mélina avait été chercher son téléphone portable pour appeler Mathieu dans une pièce à côté.

Elle composa rapidement son numéro. Puis enfin une personne daigna répondre. Une voix féminine.

- Allô ?

- Hum..., commença Mélina. C'est bien Mathieu ?

- Non il ne peut pas vous parler, c'est qui ?

Cette voix lui sembla familière.

- Euh une amie. ...Et vous ?

- Je suis sa soeur.

- Cindy ?

- Oui on se connait ?

Mélina préfèra couper court en raccrochant. Pourquoi sa soeur a décroché à sa place ? songea-t-elle inquiète.

- Mélina ? entendit-elle appeler Lorenzo de la chambre. Qu'est-ce que tu fous ?

Elle improvisa en allant chercher deux ficelles qui encerclaient les rideaux du salon. Quand elle arriva dans la chambre, les ficelles cachés dans le dos, elle pencha la tête tendrement en regardant Lorenzo toujours à sa place initiale.

- Qu'est-ce que tu faisais ?

- Si je te le dit ce sera moins drôle, dit-elle en le rejoignant.

Elle lui déposa un chaste baiser. Puis elle lui ordonna d'aller s'allonger sur le lit. Elle se plaça à califourchon au-dessus de sa taille.

- Tu me touches pas je te rappelle, lui lança-t-elle.

Elle prit une main à Lorenzo et la lui leva au dessus de sa tête, puis elle montra enfin ses ficelles.

- Qu'est-ce que t'as foutu ? demanda Lorenzo amusé. Mes rideaux ?!

Elle lui attacha une main au lit avec l'aide d'une des ficelles. Elle en fit plusieurs noeuds pour être sûr qu'il ne puisse se libérer. Quand elle voulut attacher la seconde main, elle le vit rétissant et suspicieux.

- T'es vraiment différente tout à coup, observa-t-il.

- Ne t'inquiètes pas c'est juste pour rire.

Elle pu enfin lui attacher la seconde.

- Voilà maintenant c'est moi le chef, rigola-t-elle. Qu'est-ce que t'as fais à Mathieu ? C'est quoi la malle sous ton pieux ? Et...

- Quoi ? la coupa-t-il en commençant à essayer de se libérer. T'as fais tout ça pour ça !

- Bah oui je ne suis pas autant sadique. Alors ? Et c'est quoi l'aliance dans ta commode ?

Elle le vit pâlir.

- Tu vois que t'avais bien trouvé des choses ! Pourquoi tu me l'a pas dit ?

- T'es beaucoup moins impressionnant dans... cette situation, dit-elle en le regardant totalement immobilisé.

- Je m'en fiches je ne te répondrais pas et au cas où tu aurais pas encore calculé je serais à un moment ou à un autre libéré.

- Pff je m'en fiche je serais loin, si tu crois me faire peur !

Il éclata de rire.

- Qu'est-ce qui te fait rire ?

- Eh bien tu vois c'est là que ça devient drôle ma chérie, se moqua-t-il. J'ai refais un tour de clef quand je suis rentré et c'est moi qui est les clefs.

Il lui fit un sourire qui déclara une parfaite dentition. Mélina. Elle, se décomposa litteralement.

- Où sont les clefs ? lança-t-elle en le martelant de petites frappes sur son torse.

- Je te le dirais quand tu m'auras détaché, fit-il un sourire en coin.

- Tu vas me sauter dessus ?

- Mmmh non je te laisserais partir bien sûr, dit-il toujours aussi amusé.

- Menteur tu crois que je vais gober ça ?!

Quelques minutes plus tard, Lorenzo et elle étaient toujours dans la même situation et même position initiale.

- Eh ! Je me sens pas bien, mima Lorenzo.

- Arrête de jouer la comedie, petite nature.

- C'est vrai quoi... Regarde. Le sang il ne circule plus vu comment tu m'a ficelé comme un saucisson ! Je vais m'évanouir, plaida-t-il en fermant les yeux.

- Tu me prends vraiment pour une imbécile ! Mais tu frôle l'oscar allé encore un petit effort.

Il rouvrit les yeux puis soupira.

- Allé détache-moi..., commença-t-il lasse. Et descends tu commences à peser lourde, je ne peux même plus respirer.

- Si je te détache..., hésita-t-elle lasse également.

Elle commençait déjà à lui détacher une main.

- ...Tu vas me sauter dessus ? termina-t-elle en lui libérant enfin une main.

- Oui et dans tous les sens du terme, annonça-t-il en lui révèlant un de ses éblouissants sourires.

Elle se recula vivement mais il détachait déjà son autre main. Quand il eut enfin les mains libres, il se jeta au-dessus d'elle pour la dominer.

- T'as vraiment une sacrée imagination, on me l'avait encore jamais fait ce coup là, dit-il en penchant son visage sur elle.

- Arrête je n'ai pas fait ça pour ça mais pour des informations. Qu'as tu fais à Mathieu ?

- Encore avec Mathieu ? Tu ramènes toujours tout à lui ! Mathieu est dans un endroit où tous les mûrs sont blancs.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

Elle essaya de se dégager de lui en vain.

- Qu'on s'est battue et qu'il est à l'hôpital !

- Quoi ?? Mais t'es fou !!

- C'est lui qu'à commencé.

- Ça m'étonnerait il n'est pas du genre à se battre.

- Sûrement mais quand je lui ai raconté nos folles nuits ça à réveillé le lion qui sommeillait en lui.

- Espece de ...

Il plaqua un index sur ses lèvres.

- Garde tes insultes. Et lui aussi m'a raconté vos ébats.

- Il n'aurait pas fait ça !!

- Si il avait l'air de bien s'en vanter.

- Vous êtes que des salauds !!

- Si j'en suis un qu'est-ce que t'es toi alors ? T'as bien couché avec le copain de ta soeur non ?

- C'est toi qui m'a fait des avances et m'a tout le temps harcelé !!

- Mais tu as cédé alors ne m'insulte pas !

Elle bouillonna de rage et voulu le giffler quand il stoppa net son geste. Elle se débatue pour pouvoir le giffler.

- Lâche-moi ! Je te déteste !

- T'en penses tout le contraire...

- Tu n'es pas dans ma tête alors ferme-la. Et si tu m'aimes vraiment laisse-moi rentrer chez moi j'en ai ras le bol !

Il se leva du lit pour la laisser partir.

- J'ai besoin de rester seule, déclara-t-elle.

- Tu me promet de revenir ? demanda-t-il en sortant la clef de sa poche de manteau suspendue au porte manteaux.

- Je te le promet, répondit-elle sans le regarder.

Pourtant au fil des jours Mélina ne daigna pas revenir le voir, et encore moins l'appeler.




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Prochaine suite jalousie^^
Ecrire cette scene m'a bien faite rire j'espere que vous l'avez appreciée ?

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 14:29

Modifié le samedi 09 août 2008 13:26

-41-

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Attirée par Mathieu avec un bras encerclé autour de sa taille, Mélina commence alors à regretter de l'avoir suivi jusque dans ce pub.
Malgré l'altercation qu'il avait eu avec Lorenzo, il avait souhaité encore la revoir. Et ce soir, il avait tenu à l'emmener dans un pub pour aller prendre un verre.

Surprise par le grand espace du lieu, et des nombreux hommes déjà bien îvrent, Mélina ne fût guère rassurée.

- Ça ne m'a pas l'air très saint comme endroit, observa-t-elle.

- Tant que tu es avec moi, tout ira bien, la rassura-t-il d'une voix mielleuse qui horripilait Mélina. Viens on va s'asseoir, là-bas.

Elle ne supportait plus qu'il la mène où bon lui semble sans la consulter.

- Non, on va là-bas, indiqua-t-elle en montrant l'étage du pub.

Ça ne changera pas grand chose, pensa-t-elle. Mais c'était une question de principe. Aucun homme ne la menerait par le bout du nez, et encore moins un adolescent, tel que Mathieu.

Un fond de musique de country se fit entendre dans le pub. Elle fit la grimace.

- T'aurais pu choisir mieux comme endroit, se plaigna-t-elle en montant l'escalier à ses côtés.

- Ouais c'est vrai, avoua-t-il. Ça craint un peu... beaucoup, rajouta-t-il en la voyant grimacer. Mais il n'y a pas beaucoup d'endroits dans cette ville.

Ils s'installèrent dans un fauteuil autour d'une table. Un employé du pub vint à leur rencontre quelques minutes plus tard.

- Mmm deux bières, commanda Mathieu.

Presque aussitôt l'employé s'en alla.

Mélina souria amèrement.

- Tu vas boire deux bières ? s'offusqua-t-elle.

- Non, la commande est pour nous deux.

- Mais j'ai jamais voulu une bière !!

Il ne répondit rien. Deux bières furent alors servis. Mathieu commença à boire quelques gorgées de son gigantesque verre. Ses lèvres se plissèrent par le goût amer.
Quant à Mélina sa bière était toujours intact.

- Ça va être chaud comme de la pisse, remarqua-t-il. Allé vas-y c'est de la pure...

- Je... Je n'ai encore jamais bu de ma vie.

- Ah bon !

- Et en plus ce n'est pas un verre ça ! Tu ne vas pas me reconduire avec tout cet alcool !!

- Oh ce n'est rien comparé à ce que je bois en soirée. Détends-toi...

Il posa une main sur la sienne pour la rassurer. Puis il se reporta sur sa bière et s'afessa plus confortablement au fond de son siège.
Elle pensa aussitôt qu'ils allaient rester un bon moment dans cet endroit. Un peu hésitante, elle pris enfin son verre entre ses mains. Puis, avala quelques gorgées.

- Alors ? s'impatienta Mathieu.

Elle fit une grimace.

- C'est dégueulasse ! parvint-elle à dire. Comment tu peux boire ça ?!

Puis, elle trembla légèrement de la tête après une autre gorgée.

- T'inquiète, après on s'y fait. T'as pas l'habitude c'est pour ça.

- Je ne compte pas en prendre un habitude, dit-elle en s'efforçant de finir son verre.

Il passa une main sur la tête à Mélina pour la rapproché vers lui, puis il lui déposa un baiser sur ses cheveux.
Elle le repoussa gentiment.

- Arrête tu me décoiffes.

Il reporta une nouvelle fois son attention sur le reste de sa bière.

- T'es vraiment une chic fille, déclara-t-il quelques instants plus tard après avoir entamé sa seconde bière.

Il passa un bras sur ses épaules.

- On n'est pas bien tous les deux, continua-t-il d'une voix traînante et d'une haleine sentant l'alcool à plein nez. Toi... Moi... Tous les deux...

Elle essaya de se dégager mais il était littéralement appuyé sur elle de tout son poids. Puis il ferma les yeux.

- Eh tu ne vas pas t'endormir quand même ! s'écria-t-elle en lui secouant une épaule. Ohé !!

- Quel charmant spectacle, déclara une voix familière aux oreilles de Mélina.

Mélina releva la tête difficilement. Lorenzo se tenait devant elle, le regard incompréhensif.

- Oh Lorenzo, qu'est-ce que tu fais là ?

Quelque peu émèchée, elle se leva pour le saluer comme une vieille connaissance.
Il la repoussa.

- Qu'est-ce qui t'arrives ? Qu'est-ce que tu fais avec cette épave ?

- C'est mon ami, répondit-elle d'une voix méconnaissable.

- Ton ami ?

- Voui.

Elle commença à faire quelques pas. Les joues rosies par l'alcool, elle déclara:

- J'ai un peu chaud, je vais prendre l'air...

- Je viens avec toi...

- Non, le coupa-t-elle. ... Bonne soirée.

Elle tenta de descendre les marches d'escaliers, mais elle vacilla. Une main la retenu à temps.

- Lorenzo, t'en n'as pas marre de me suivre partout, s'ébranla-t-elle d'une voix soûle.

- Eh bien vas-y, écroule toi dans l'escalier si t'en as tellement envie ! Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?

- Oh t'arrête de me prendre la tête, fous le camps !

Elle lui fit un signe de main pour lui montrer qu'elle ignorait.

- Non ! s'écria-t-il en la saisissant par le bras.

- Ooh mais lâche-moi !

Déjà bien énervé contre elle, et jaloux de la voir avec ce jeune, il l'entendit lui dire:

- T'es pas mon père !

Sa main partit aussitôt se coller violemment contre sa joue.

- Ton père ? Je suis ton petit ami et on a des projets ensemble ! lui brailla-t-il.

- Plus maintenant, dit-elle un peu sonné. Laisse-moi tranquille.

Elle se cramponna à la barre d'escaliers et les descendit presque en rampant. Lorenzo, lui était cloué sur place. Comment pouvait-elle lui dire de telles paroles ?
Après tout ce qu'il avait fait pour elle et ce qu'il était encore prêt à faire.
Il la regarda s'éloigner, puis sortir du pub avec haine et colère. Jamais une fille ne l'avait encore traité ainsi. Il fallait qu'il fasse quelque chose et maintenant.
Il décida alors d'aller la rejoindre dehors mais il ne la vit pas.
Inquiet, il retourna à l'étage du pub et alla s'installer à une table pour l'attendre mais à l'écart.

Il dévisagea Mathieu pendant toute son absence, en se demandant bien ce qu'elle pouvait lui trouver. Quelques instants plus tard, elle fit son apparition, il la trouvait toujours aussi séduisante même avec l'alcool. Son regard s'adouci, soulagée qu'il ne lui soit rien arrivé. Elle ne remarqua pas sa présence.

Il se surprit à regarder ses moindres faits et gestes. Elle se pencha un peu trop près à son goût à l'oreille de Mathieu, toujours assoupi sur la table.
Ils s'échangèrent quelques paroles. Mathieu avait toujours les yeux fermés, mais semblait apte à lui répondre. Lorenzo fut frustré de ne pas savoir ce qu'ils se disaient.
Il tenta de lire sur leurs lèvres, en vain.

Soudain, elle regarda dans sa direction. Leur regard se croisèrent pendant un long moment. Cet instant était magique, pensa-t-il. Il n'appartenait qu'à eux deux.
Elle mis fin à ce moment en détournant le regard. Le front soucieux, elle sembla réflèchir.
Qu'attendait-elle pour venir le rejoindre ? Allait-elle continuer à l'ignorer et à faire comme si leur histoire n'avait jamais existé ? Il n'en pouvait plus. Il était à bout, et ce depuis le jour où elle avait quitté son appartement, sans donné aucun signe de vie par la suite. M'a-t-elle vraiment aimé ? songea-t-il nerveux.
Il frotta ses mains humides contre son jean pour se donner une contenance. Puis, il souffla, excédé. Elle dû le remarquer car elle se leva et se dirigea vers lui.
Enfin, faillit-il lâcher mais il s'était déjà bien assez rabaissé pour ce soir. Il la regarda, ses yeux lancèrent des éclaires.

- Tu en n'as pas marre de nous épier ?!

- Je..., bredouilla-t-il déçue.

Il ne s'était pas attendue à cette réaction. Elle ne pouvait pas lui sauter dans les bras pour changer ?

Il tenta de se ressaisir, comme à son habitude.

- Tu dépasses les bornes ! C'est avec moi que tu aurais dû être aujourd'hui ! Ça fait des jours que j'attends ton appel. Je pourrais crever t'en aurais rien à foutre ?!

Il tapa du poing sur la table.

- Et c'est moi l'enfant ? se moqua-t-elle. Toi aussi tu n'es qu'un éternel enfant capricieux !

Il mit ses mains sur la table et se leva pour lui parler de plus près.

- On va bien ensemble alors. Tu ne vas pas monter avec lui quand même ?

- Il n'a encore jamais eu d'accident, il conduit très très bien.

- T'es aussi soûle que lui ma parole ! A moins que tu ne sois folle ?

- Tu as qu'à me raccompagner, si ça ne te plaît pas.

- Tu me prends pour ton taxi ?! Je ne suis pas ton larbin !

- Dommage, le provoqua-t-elle en commençant à partir.

- Allé viens.

Il l'a prit par le bras.

Sur le chemin du retour, Mélina regretta d'être monté avec Lorenzo.

- J'aurais dû repartir avec Mat... Tu roules toujours aussi vite.

- Alors maintenant c'est Mat ? De plus en plus intimes...

- Fiche-moi la paix, l'interrompit-elle. Je suis fatiguée.

- Moi aussi !

Il jura dans sa barbe.

- Et avec ta nouvelle copine, ça va comme tu veux ?

- Quelle copine ?

- Ne fais pas l'innocent, une amie m'a dit qu'elle t'avais vu au bras d'une fille.

- Et elle fume quoi ton... amie ?

- Pfff.

- On t'as dit ça quand ?

- Il y a quelques jours.

- Alors c'est pour ça que tu ne m'as pas appelé ?!

- En attendant tu es rayé de ma carte !

- Ce n'était pas ma petite amie mais ma soeur.

- Bien sûr.

- Elle vit dans mon appart pendant quelques temps. Tu ne me crois pas ?

- Si si bien sûr je te dit.

Elle jeta un oeil sur la route.

- Tu as loupé la sortie !

- Oh je suis désolé, mentit-il. J'ai voulu doubler et je n'ai pas pu me rabattre...

- Tu plaisantes ! le coupa-t-elle. Il n'y a même pas de circulation à cette heure-ci. Tu l'as fais exprès. Tu comptes m'emmener où ?

- C'est une surprise.

- Je n'en veux pas de ta surprise ! Ce que je veux c'est mon lit !

- Dors alors. Je te réveillerais quand on sera arrivé.



# Posté le dimanche 10 août 2008 05:14

Modifié le vendredi 15 août 2008 14:53

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Lorenzo rompit le contact de sa voiture et en descendit. Il se pressa pour aller ouvrir la porte de Mélina, qui cette dernière dormait encore.
Plusieurs fois, il passa une main le long de son visage jusqu'à ce qu'elle se réveille.

- On est où ? demanda-t-elle en se redressant sur son siège pour mieux voir à travers le pare-brise.

Il tendit ses bras vers elle. Elle prit ses mains dans les siennes qui la tirèrent vers l'extèrieur de la voiture. Puis il encercla ses bras autour de sa taille.

- Tu crois que c'est le moment, dit-elle les yeux mi-clos.

Elle se détacha de son étreinte et regarda autour d'elle.

- On est où ?

- Dans mon garage.

Il s'éloigna un instant dans l'obscurité et la lumière fut. Elle le vit ensuite lever les bras pour fermer sa porte coulissante de garage.
Puis, il passa à côté d'elle et ouvrit une porte qui donnait sur un escalier.

- Tu viens ?

- Tu pourrais me dire où on est avant ? s'énerva-t-elle, fatiguée.

- On est chez moi, lâcha-t-il dans un soupir.

Il lui prit une nouvelle fois la main pour monter l'escalier sombre.

- Putain c'est quoi ça ?! s'écria Mélina en trébuchant.

- Sûrement une souris, dit-il en riant.

Elle se rapprocha de lui plus encore, et serra sa main un peu plus fort. Il sortit lentement une clée de sa poche de jean, quand ils se retrouvèrent face à une porte fermée, en haut de l'escalier.

- Prends tout ton temps surtout, dit-elle paniquée en essayant de voir ce qu'il y avait près de ses pieds, en vain.

Il la regarda et souria en soufflant, l'air moqueur.

Quand la porte s'ouvrit enfin, la lumière éclaira alors l'escalier. Ce qu'il y avait dans l'escalier était tout simplement des paires de basket en vrac et des chaussons.

- Tu m'avais dit que c'était des souris, s'écria-t-elle en le frappant sur l'épaule.

- Tu crois tout ce que je te dit c'est pas de ma faute, fit-il fier de lui.

- Lorenzo c'est pas chez toi ici ?

- Bien sûr que si, c'est ma maison de campagne.

- De campagne ? Tu veux dire pas de voisins ?

- Pourquoi ?! Tu veux te sauver ?! dit-il amusé.

- Trop drôle, lança-t-elle en riant jaune.

Elle regarda furtilement autour d'elle. La maison était bien meublée.

- Et tu vis... tout seul ?

- Oui pourquoi ? T'es jalouse ?

- Mais non c'est juste que... pour avoir une maison à toi en général c'est en couple et en plus tu loues un appart ! Comment tu fais ? T'as hérité ou quoi ?

- On peut dire ça, répondit-il vaguement sans s'étendre davantage sur le sujet.

Un long silence s'imissa.

- Bon, on va pas coucher là alors où vais-je crêcher ?

- Dans ma chambre...

- Non, le coupa-t-elle. J'ai envie de dormir seule.

Il n'insista pas mais pourtant il ne semblait pas du même avis.

- Tu peux dormir dans la chambre qui est à côté de la mienne. Il y a même un verrou, affirma-t-il d'un ton piquant.

- Non c'est bon, montre-moi où c'est...

- S'il te plaît ce serait pas de trop !

- Je ne vais pas te dire ça puisque ça ne te plaît pas, le provoqua-t-elle... Je le vois dans ton regard.

- Oui eh bien moi ce que je vois c'est que t'es très chiante ! s'emporta-t-il, vexé.

- Eh ben tant mieux ! Prête-moi ton téléphone faut que je passe un coup de fil...

- T'as un portable, non ?!

- J'ai pas envie de gaspiller mon credit !

- Et gaspiller le mien ça ne te dérange pas ! Tu veux appeler qui ?

- A ton avis, le provoqua-t-elle.

Le regard de Lorenzo s'assombrit davantage, annonçant qu'il ne se présageait rien de bon.
Il l'empoigna brutalement par le bras pour la faire monter à l'étage.

- Je suis pas ta chose !

Il fit la sourde oreille et ouvrit une porte qui donnait sur sa chambre. Puis il la referma derrière eux.

- Lorenzo ! Tu te prends pour qui ??

- Pour le propriétaire de cette maison, et de ce qu'il y a... à l'intèrieur.

Il se déshabilla.

- Je ne suis pas ta chose !! Et je n'ai pas envie de coucher avec toi !!

- Qui a parlé de coucher ? se moqua-t-il. Je met mon pyjama...

Rouge de honte, Mélina préfèra se taire.

- Tiens, dit-il en lui lançant une chemise.

Lorenzo avait déjà finit d'enfiler son pyjama. Et, Mélina ne voulait pas se changer devant lui.

- Tu peux te retourner ...

- Oh j'ai déjà tout vu je te rappelle.

- S'il te plaît ...

Il lui tourna le dos à regret et elle fit de même à son tour pour se changer.

- C'est bon, l'informa-t-elle quelques secondes plus tard.

- Je sais, dit-il en se retrouvant face à elle.

- T'avais dit que tu te retournerais.

- J'ai rien dit du tout, tu ne croyais tout de même pas que j'allais faire ça alors que je te connais déjà par coeur, c'est débile.

- Je suis débile ?? Et toi avec ton pyjama tu peux parler je croyais que tu dormais que en boxer ?? C'est toi le débile !

- Si j'aurais dormi comme ça tu m'aurais faite une scene. Voilà 1 à 1.

- C'est pas un match ! T'es vraiment débile ! Et comment tu fais pour vivre ici toi le petit mathematicien !

- Je suis un hacker, l'informa-t-il à voix basse.

- Un quoi ?

- Je pirate dans l'informatique!

- De quoi ?

- Mais pas les ados sans importances ne te vexe pas juste les personnes importantes. Politiques, celebrités... et ça rapporte gros.

- Et les maths là dedans ? demanda-t-elle choquée. Ah oui pour compter l'argent tu dois être inbattable ! T'es qu'un salaud en fait !

- Faut bien que je vivre !

- Oui mais pas comme ça ! C'est dégueulasse ce que tu fais !

- Et alors chaque métier à des avantages et des inconvenients.

- Oh bah oui mais là c'est de taille et la valise dans ton appart c'etait quoi ?

- Je l'ai rendu elle n'était pas moi.

Mélina frôlait l'hysterie.

- Ah bah si tu l'a rendue ! Et la bague ? Elle n'était pas à toi non plus !

- Si celle-ci était à moi, dit-il en s'asseyant sur le bord sur lit. Ne fais pas cette tête je ne suis pas marié, assis-toi.

Elle s'assis mais assez loin de lui.

- Je suis divorcé, déclara-t-il au bout d'un long moment.

Elle se leva aussitôt.

- Tu veux me tuer ou quoi ?! T'es vraiment un monstre !

- Je suis quand même assez âgé...

- Oui ça j'avais remarqué !

- Et c'est normal que je sois déjà passé par le mariage à presque 30 ans.

- Je te hais !!

- Je n'ai pas d'enfants, précisa-t-il.

- Et je suis censé te féliciter ! Oh mais bravo alors !

Elle s'installa sur le lit et se glissa sous la couverture.

- Et merci de me le dire maintenant ça m'évite de faire la plus grosse erreur de ma vie qui était : tout quitter pour toi.

- Mélina, commença-t-il.

- Tais-toi, le coupa-t-elle. Tu me fatigues, je ne veux plus jamais t'entendre. T'as compris ? Maintenant éteins la lumiere et fiche-moi la paix !!

- Mais...

- Je t'ai dit de te la fermer t'es sourd ! Et éloigne-toi de moi !

- Ne me repousse pas comme ça.

- Je te repousse si je veux, et pourquoi tu m'as emmené ici ? On aurait très bien pu aller dans ton appart, c'était ça la surprise ! Quelle surprise, mima Mélina. Franchement bravo j'aurais jamais pensé à ça !

La mâchoire de Lorenzo se crispa. Il semblait atristé et en colère.

- Si je t'ai emmené ici c'est parce que demain je comptais te montrer à mes parents, chose que je n'ai encore jamais faite avec une fille !

- Si ils sont de la même espece que toi je n'ai pas envie de les connaître, le coupa-t-elle rageusement.

- Ils sont morts ! s'écria-t-il hors de lui. Demain je voulais t'emmener au cimetiere qui n'est pas très loin d'ici c'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisie cette maison ! Désolée pour cette surprise sans importance à tes yeux pour moi ça en avait !

- Je suis désolée, je ne savais pas...

- T'es qu'une bouffonne j'aurais jamais dû vouloir partager ça avec toi ! Tu peux téléphoner à ton abruti pour te reconduire demain parce que moi je ne bougerais pas d'ici !

Il quitta la chambre sur le champs, à la fois en colère et blessé.




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Voilà on en apprend pas mal là^^ Revirement de situation vers la fin et Lorenzo a pas une vie très facile, il n'a plus que sa soeur qu'on verra plus tard.
Alors Mélina sera-t-elle pardonné ? Acceptera-t-elle le metier qu'il fait ?
Lâchez vos comm's !

Et Johnny Depp est vraiment trop beau <3

# Posté le lundi 25 août 2008 10:46

Modifié le vendredi 29 août 2008 07:20